« Première journée de la langue française dans les média audiovisuels »
Partageons, vous et moi, notre passion de la Radio …!

« Première journée de la langue française dans les média audiovisuels »


logo CSA dites le en françaisNotre belle langue ! Voila sans nul doute une de mes passions ; je tremble d’ailleurs à l’idée que celles et ceux qui me feront l’honneur de lire ce billet traquent la moindre faute d’orthographe, de syntaxe, d’accord ou de conjugaison !

Ce site, vous l’avez compris, se veut être, très modestement, un recueil illustré de souvenirs d’années radio avec des rencontres inoubliables que j’ai envie de partager avec le plus grand nombre. Notre langue n’est-elle donc pas l’outil essentiel pour des femmes et des hommes de media (un médium, des média) plus encore que pour les animateurs, animatrices  et journalistes de télévision ?

L’empereur comme mentor

Fabrice

Fabrice tel qu’en lui même

Mon maître en la matière, lorsqu’on me demanda jadis de parler dans le micro comme « bouffon réalisateur  surnommé Gonzague » ne fût autre que Fabrice puriste et fin connaisseur de notre belle langue de Molière. Fabrice l’acquit lui- même au contact de ses modèles comme son père René Simon et ses amis Sacha Guitry, Louis Jouvet et d’autres illustres ! Autant vous dire que mes rares interventions à l’antenne ne bénéficiaient de la part de « l’Empereur, son nom de scène à RTL » d’aucune mansuétude, n’hésitant pas à m’infliger en direct un de ses légendaires « bourre pifs » ou autres célèbres mandales, « bourre pifs » étant bel et bien dans le Larousse, je le précise!

Voilà donc l’origine de mon obsessionnelle exigence pour le « bien parler ». Je ne cesse de traquer à la radio, à la télé, sur les bancs de nos assemblées parlementaires, ces fautes qui font mal aux oreilles selon le principe simple que tout personnage public est considéré comme un exemple à suivre ; on ne lui donne pas le droit à l’erreur et c’est, il est vrai, une lourde responsabilité !

Une exigence professionnelle

Les animatrices, animateurs et journalistes aux côtés desquels j’ai eu l’immense plaisir de travailler à RTL, Radio France et Sud Radio s’en souviennent sans doute !

Combien de fois ai-je du les reprendre sur un « partir à… Rome , pour partir pour Rome», « ramenez-moi tel objet pour rapportez moi tel objet », « cent z’€uros, vingt z’hommes ,mille z ‘enfants», « nous avons convenu pour nous sommes convenus » (dans le sens d’être d’accord) , « il est arrivé en seconde position au lieu de deuxième (si plus de deux) », « s’avérer vrai au lieu de s’est avéré », « par contre au lieu d’en revanche », « malgré que au lieu de bien que », le livre à ma sœur au lieu du livre de ma soeur, la liste est longue et je n’évoque pas ici les fautes de conjugaison avec l’utilisation ou non du subjonctif !

Une passion pour la langue française

Henriette walter

Henriette Walter

Cette passion de la langue nous l’avions avec Sabatier (Robert mais Patrick aussi !), Nagui , Lepers, Foucault dans les émissions des matinées de RTL, puis celles et ceux avec lesquels j’ai eu le plaisir de travailler dans les stations France Bleu et Sud Radio. C’est ainsi que j’ai eu de nombreuses fois l’occasion d’inviter des défenseurs de notre langue parfois plus conciliants que moi ; je veux citer là  Jean Paul Brighelli, Bernard Cerquiglini, Bernard Pottier,  le très expressif Claude Hagège, Jean Pruvost (avec qui j’avais envie d’une chronique quotidienne « un mot un jour » sur Sud Radio expliquant au quotidien un mot très employé dans une matinale d’infos… censure, référendum, élection etc.) mais aussi Bernard Pivot amoureux de notre langue et dont je ne manque aucun  » des gazouillis » sur le réseau « Tweeter »  et puis une brillante et passionnante personnalité que nous recevions aussi régulièrement, Henriette Walter dont je vous conseille  les nombreux ouvrages et cette semaine encore l’entretien ( l’Interview ?) dans l’Express. Vous y constaterez combien notre langue est riche de l’apport de vocables venus d’ailleurs !

Le latin est une langue morte et le français une langue vivante comme beaucoup d’autres ! Comme toute forme vivante, elle a le droit (et le devoir ?) d’évoluer !

Plus tard ,donnant quelques cours au Studio Ecole de France,  je ne manquais pas d’inciter les élèves à charger 2 applications essentielles  sur leur smartphone Larousse et Bescherelle qu’ils se devaient  de consulter sans modération !

Bravo au CSA d’avoir initié cette première journée de la langue française dans les média audiovisuels, mais pitié mes amis de la radio et de la télé ne vous relâchez pas dès le 17 mars au matin !

 

Pour terminer laissez moi vous offrir ce poème à la gloire de notre langue :

Quelle est belle notre langue (Yves Duteil)

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m’enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j’ai connus dès le berceau.Bien qu’opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.Ce qu’Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s’est fait avoir.Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu’Être, toujours en manque.
Souffrait beaucoup dans son ego.Pendant qu’Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu’Être, un peu dans la lune
S’était laissé déposséder.
Avoir était ostentatoire
Lorsqu’il se montrait généreux,
Être en revanche, et c’est notoire,
Est bien souvent présomptueux.Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l’abri.
Alors qu’Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l’esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur,
Et sa noblesse est à ce prix.Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.Le verbe Avoir a besoin d’Être
Parce qu’être, c’est exister.
Le verbe Être a besoin d’avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.
Oublie ton passé, qu`il soit simple ou composé,
Participe à ton Présent pour que ton Futur soit Plus-que-Parfait…..
Pour aller plus loin :

 

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